La comédie argentine a le vent en poupe ! Après La conspiration des belettes et Le braquage du siècle cet été sur grand écran, voici que débarque sur les planches du Théâtre Douze une pièce d’Hervé Estebeteguy adaptée du roman Un peu de respect, j’suis ta mère d’Hernán Casciari. Cap sur Mercedes, en proche banlieue de Buenos Aires où, à l’heure où l’économie Argentine s’effondre, une femme positive et courageuse gère tant bien que mal sa famille dysfonctionnelle.


L’Argentine en crise

Décembre 2001. Après trois années de récession, l’économie argentine implose définitivement. Une crise d’une violence inouïe, à la fois économique, sociale et politique, dont les échos nous parviennent encore aujourd’hui. En une vingtaine d’années, le peso argentin a perdu environ 99% de sa valeur. Un marasme économique qui laissera bon nombre d’argentins sur le carreau.

Une mère courage

C’est dans ce contexte difficile où le simple fait de nourrir sa famille à sa faim est un combat quotidien que l’on retrouve Mirta Bertotti, une mère courageuse qui, sur les conseils de son fils, relate de façon crue les tribulations quotidiennes du foyer. Un journal très intime, mais ouvert à tous, dans lequel elle évoque pêle-mêle son mari Zacarías , un homme grossier qui passe son temps devant le foot et la télé, son beau-père Nonno, un musicien drogué complètement disjoncté et ses trois enfants, Nacho, Caio et Sofi, pleins d’amour mais insupportables comme peuvent souvent l’être les ados !

Viviana Souza
Viviana Souza, une femme au foyer dynamique !

Au-delà des affres du quotidien, Mirta évoque également l’histoire tragique de son pays, comme en célébrant par exemple tous les ans l’anniversaire de la mort de son frère disparu sous la dictature : « ça fait déjà vingt ans, chéri ! Notre pays a atteint la majorité maintenant. Et il n’y a pas un jour sans que je ne pense à toi. » nous dit-elle.

Une comédie pleine d’émotions.

Une crise économique mortifère, une famille dysfonctionnelle, rien de bien réjouissant nous direz-vous ? Certes, mais ce serait vite oublier que ce sont de situations franchement dramatiques, voire carrément scabreuses, qu’émergent les meilleures scènes de comédie !

D’un Eric Idle crucifié mais qui n’oublie pas de chanter dans La vie de Brian à un Charlie Chaplin tenaillé par la faim mais qui déguste ses chaussures comme un met d’une rare volupté dans La ruée vers l’or, les exemples sont légion et cette truculente comédie ne fait pas exception. L’humour noir, l’excentricité et la dérision y règnent en maître, mais qui aime bien châtie bien : le rire est une force vitale qui nous permet de faire face au pire, mais comme de bien entendu, derrière cet acte de résistance ô combien salvateur se tapissent mille et une émotions…

Inspiré par la propre mère d’Hernán Casciari, le personnage de Mirta Bertotti, incarné par l’explosive Viviana Souza, vous attend seul dans sa cuisine pour une tranche de vie argentine qui ne manque pas de piquant !

Un spectacle bilingue surtitré en Français pour toute la famille à partir de 14 ans.   


INFORMATIONS PRATIQUES


affiche de la pièce Parfois j'aimerais avoir une maison comme celle de la petite maison dans la prairie
Affiche de la pièce Parfois j’aimerais avoir une famille comme celle de la petite maison dans la prairie

  • TITRE : Parfois j’aimerais avoir une famille comme celle de la petite maison dans la prairie
  • De : Hervé Estebeteguy et la compagnie Hecho en Casa, adaptée du roman Un peu de respect, j’suis ta mère d’Hernán Casciari
  • AVEC : Viviana Souza
  • LIEU : Théâtre Douze, 6 avenue Maurice Ravel 75012 Paris. M° Porte Dorée ou Porte de Vincennes.
  • DATES : Du mercredi 13 au dimanche 17 octobre 2021
  • HORAIRES : 20H30 / 15H30 le dimanche
  • TARIFS : 16€ / Tarif réduit : 14€ / Pass Culture 12e : 10€ / Tarif groupe 10€
  • RENSEIGNEMENTS : Théâtre Douze
  • TÉLÉPHONE : 01 44 75 60 32