Tempo Latino, la Mecque de la salsa et des musiques afro-cubaines nous propose pour cette 31ème édition une programmation plus ouverte que jamais ! Rassurez-vous, les fondamentaux sont respectés avec des artistes tels qu’Alfredo Rodríguez, Maïté Hontelé, l’Orquesta Akokán, Tony Succar et Yilian Cañizares, mais vous allez également pouvoir vous encanailler sur les sonorités nu-cumbia de La Yegros, la MPB solaire de Rogê et le swing élégant de Matt Bianco… Alors du 30 juillet au 2 août, cap sur El Único pour un délicieux kaléidoscope musical !
Le 30.07. Tempo Latino Social Club avec La Yegros
Avant d’investir les arènes le temps d’un long week-end, rendez-vous à La Conga pour vous dérouiller les rotules sur les petites bombes nu-cumbia de La Yegros et les sets afro-brésiliens et tropicaux de DJ Çarava et DJ La Furiosa.
La Yegros à Tempo Latino ? Une merveilleuse idée, tant la chanteuse argentine n’a pas son pareil pour remuer les foules ! Depuis le carton de Viene de mi en 2011, la native de Buenos Aires vit une véritable idylle avec la France qui est devenue sa patrie d’adoption.
Quinze années et quatre albums plus tard, cette histoire d’amour affiche toujours la fraîcheur des premiers jours, comme en témoigne sa grande tournée 2026 qui sillonne le territoire de long en large et dont de nombreuses dates affichent complet !
Véritable tornade scénique, La Yegros distille des shows hauts en couleurs et gorgés de bonnes vibrations. Elle devrait, à n’en pas douter, être accueillie comme une reine par le public connaisseur de Tempo Latino !
Cette soirée d’ouverture fera aussi la part belle aux DJs avec en ouverture DJ Çarava, entre rythmes sacrés du carnaval de Salvador de Bahia et déflagrations urbaines et DJ La Furiosa, un digger lyonnais qui posera sur les platines ses plus belles perles millésimées de mambo, son cubano, boogaloo et cha-cha-cha…
Cap maintenant sur La Tempo Arena pour trois soirées de folie !
Le 31.07. Maïté Hontelé & Orquesta Akokán
Dans le petit monde des musiques latines, les musiciennes sont rares et celles qui s’imposent comme chef d’orchestre le sont plus encore. Quant à celles qui s’imposent comme musicienne ET comme chef d’orchestre tout se payant le luxe de venir d’un pays aussi exotique que les Pays-Bas, ne cherchez pas, il n’y en a qu’une, c’est Maïté Hontelé !
Cette magnifique trompettiste est de retour avec un tout nouveau projet, Maïté Hontelé y La Novia, un ensemble de neuf musiciens hyper talentueux venus aussi bien des musiques latines que de la pop et dont l’album a été produit par l’incontournable Fab Dupont, à qui l’on doit les plus belles galettes de Bad Bunny, Snarky Puppy ou Lenny Kravitz…
Un projet dont on ne sait pas encore grand chose, mais qui a tous les atours d’un blockbuster puisqu’il embarque à son bord la fameuse bassiste Adinda Meertins, ancienne membre de Monsieur Periné, qui a joué un rôle central dans le processus créatif de l’album.
En attendant d’en savoir plus sur ce nouveau projet, on se repasse sa très belle collaboration avec l’iconique Orquesta Aragón, dont on ne désespère pas qu’ils repassent un jour par chez nous !
Dans la furia des Arènes de Vic, certains noms claquent comme la promesse d’une nuit de danse et de félicité. Et l’Orquesta Akokán en fait partie, bien évidemment ! Véritable machine à remonter le temps, l’Orquesta Akokán plonge avec gourmandise dans l’âge d’or de la musique cubaine et s’est affirmé depuis ses débuts comme le digne héritiers des légendaires Pérez Prado et Beny Moré…
Mais pour le combo cubano-américain, ressusciter le mambo, ce n’est pas simplement lui rendre hommage. C’est aussi et surtout l’inscrire dans une esthétique contemporaine, dans l’urgence d’un monde toujours en mouvement. Et leurs enregistrements aux studios Daptone, de leur premier album éponyme au plus récent Caracoles retranscrivent parfaitement ce sentiment.
Ici, pas de nostalgie figée, mais une musique vivante, fiévreuse, pensée autant pour faire bouger les lignes que les corps. Incandescent !
Le 1.08. Matt Bianco & Rogê Full Band
Voici un nom qui rappellera des souvenirs à bon nombre d’entre-vous ! Du moins, à tous ceux qui ont grandi dans les années 80 et qui n’ont pas pu passer à côté des immenses tubes que furent More Than I Can Bear et Yeah Yeah, cette cover acidulée d’un instrumental de 1963 signé Mongo Santamaria propulsé au sommet des charts britanniques par Georgie Fame deux ans plus tard.
Au rayon sucreries latin-pop des années 80, Matt Bianco est en tête de gondole et partage la vedette avec l’incontournable August Darnell, tête pensante de Kid Creole & The Coconuts.
Mais à l’instar d’August Darnell – dont plusieurs compilations chez Strut ou Ze Records ont permis de mettre en lumière tout le talent – Matt Bianco n’est pas un simple one hit wonder et le groupe affiche au compteur pas moins de dix-neuf albums studio.
À la croisée des rythmes latins, du swing jazz et de la bossa nova, leur récent Masquerader (2025) se montre tout particulièrement inspiré, avec en toile de fond cette petite touche pop, élégante et catchy, qui a fait leur succès.
Toujours aussi populaire outre-manche, Matt Bianco est un groupe qui mérite d’être redécouvert, notamment par celles et ceux qui, comme nous, les ont perdus de vue pendant 40 ans !
En seconde partie de soirée, cap sur le Brésil avec le chanteur, auteur-compositeur et musicien Rogê, qui s’est imposé ces dernières années comme un des maillons forts de la música popular brasileira.
Rogê et Tempo Latino, c’est l’histoire d’un coup de foudre !
Invité l’an passé à la chapelle pour présenter en trio son excellent Curyman (2023) – un album produit par le génial Thomas Brenneck (Budos Band, Menahan Street Band…) et magnifié par de somptueux arrangements du légendaire Arthur Verocai – le brésilien a littéralement conquis l’équipe du festival et le public tant par son talent naturel que pour sa générosité communicative.
Il faut dire que son aptitude à mêler les styles, de la samba-funk à la bossa nova tout en passant par de poignantes ballades folk gorgées de saudade est un enchantement. À peine le concert de l’an passé terminé que la décision était prise. Rogê serait de la partie en 2026, mais cette fois-ci aux côtés d’un groupe de sept musiciens dans l’ambiance survoltée de la Tempo Arena.
Le 2.08. Alfredo Rodriguez & Tony Succar « Michael Jackson Vol 2 »
De Chucho Valdés à Roberto Fonseca, d’Harold Lopez-Nussa à Gonzalo Rubalcaba, Cuba s’est toujours distinguée par la puissance de feu phénoménale de ses pianistes. Le piano cubano ? C’est une technique remarquable liée à une formation classique, mais au au service d’une créativité débridée qui se nourrit de mille et une fragrances de jazz et de rythmes afro-cubains.
Ces quinze dernières années, Alfredo Rodriguez est parvenu à se faire sa place au sein de cette grande famille de pianistes surdoués grâce à des albums impeccables tel que The Invasion Parade (2014), qui l’a révélé, ainsi que Tocoroco (2018) et Coral Way (2023).
Mais du latin jazz dans la Tempo Arena, est-ce bien approprié ?
La réponse est un grand oui, sans hésiter, car Alfredo Rodriguez sera accompagné sur scène par sept musiciens cubains aguerris – dont son complice de longue date, le fameux percussionniste Pedrito Martinez – et qu’il y présentera son tout nouvel album, l’explosif et festif ¡Take Cover!, sorti en début d’année.
Gorgé de reprises de tubes planétaires – Final Countdown, Hotel California, Barbie Girl, Oye Como Va – ce nouvel opus va à coup sur faire la joie des danseurs dans une ambiance qu’on imagine volontiers gouailleuse, ludique et populaire !
Vous avez dit reprise ?
C’est un spécialiste du genre – voire même un récidiviste – qui aura l’honneur de clôturer cette 31ème édition de Tempo Latino. En effet, il y a 9 ans, le percussionniste et producteur Tony Succar, récompensé à deux reprises aux Grammy Awards et aux Latin Grammy Awards, avait embrasé la Tempo Arena avec une première brassée de reprises tropicalisées de Michael Jackson.
C’est aujourd’hui un second volume du King of Pop qu’il va nous présenter aux commandes d’un ensemble européen surpuissant, Mercadonegro. Composé de musiciens cubains, péruviens, colombiens et brésiliens, Mercadonegro distille une salsa dura sans concession et peut se targuer d’avoir accompagné les plus grands, de Celia Cruz à Richie Ray et Bobby Cruz tout en passant par Cheo Feliciano, Tito Nieves et José Alberto.
Grosse ambiance garantie !
Les autres temps forts du festival
En marge des concerts à la Tempo Arena, de nombreux événements vous attendent, à commencer par un concert intimiste de la violoniste cubaine Yilian Cañizares à l’Église Saint-Pierre. Son dernier album, Vitamina Y (2026) s’avère particulièrement réussi, porté par une section basse-batterie d’une remarquable efficacité.
Également, vous pourrez retrouver une foule de formations dans le Off de Tempo Latino, comme Aguanomas, Chico y Mendez, Chicharron, Super Panela ou les redoutables Pixvae, sans compter les mille et une activités qui vous sont proposées, des matinales musicales de La Conga à la rando Pato y Vino et les stages de danse et d’instruments…

Un bon Tempo Latino à tous !
Crédits photo principale : Tempo Arena © Céline Rochefeuille
INFORMATIONS PRATIQUES

- ÉVÉNEMENT : Festival Tempo Latino
- LIEU : Arènes de Vic-Fezensac
- ADRESSE : 18-20 Av. Edmond Berges, 32190 Vic-Fezensac
- DATES : du 30 au 2 août 2026
- TARIFS : 25-51 € / Pass 3 jours : 123 € / Pass 4 jours : 143 €
- RENSEIGNEMENTS : www.tempo-latino.com





