Avec Hacha, la chanteuse et musicienne argentine Natalia Doco signe l’un des albums les plus spectaculaires de ce début d’année. En apesanteur entre harmonies ciselées, bruissements électroniques, dissonances radicales et beats telluriques, Hacha est son album le plus osé et le plus renversant à ce jour. Un petit bijou musical qu’elle présentera le 12 mai prochain à La Maroquinerie. Soyez certains qu’on y sera !
Non, la vie n’est pas un long fleuve tranquille…
Avant de s’installer à Paris au début des années 2010, Natalia Doco a eu mille vies…
Se passionnant très jeune pour la musique, elle commence à jouer dans les bars de Buenos Aires avec l’envie de vivre de son art. À 20 ans, elle est sélectionnée pour l’émission Operación Triunfo – la version argentine de la Star Academy – mais cette expérience tourne court ce qui l’affecte profondément.
Déçue mais déterminée, elle décide de repartir de zéro en s’exilant au Mexique pendant plusieurs années. Là-bas, elle chante dans des clubs, des fêtes populaires et des événements privés, multipliant les expériences pour apprendre le métier sur le terrain.
Un voyage en Europe et le hasard des rencontres l’amènent ensuite à Paris. Elle y publie son premier album, Mucho Chino (2014), mais c’est avec son second opus, l’excellent El Buen Gualicho (2017), produit par Axel Krieger, qu’elle révèlera tout son potentiel artistique. Un potentiel que La Sagrada, paru en 2023, entérinera définitivement.
Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille et avec Hacha (2026), Natalia Doco a fait le choix de retourner la table et de se réinventer complètement. Les bruissement électroniques entraperçus sur La Sagrada se font plus indomptables et radicaux, le chant plus frontal et guerrier. Hacha s’affirme ainsi comme une renaissance, une ode à l’émancipation…
» J’ai appris, parfois malgré moi, à arrêter de justifier les comportements irrespectueux et abusifs des autres… Que tout le monde autour de moi n’a pas forcément de bonnes intentions ni ne me veut sincèrement du bien… Ce que j’ai vraiment coupé, ce sont toutes les parts de moi qui acceptaient ces dynamiques toxiques, déséquilibrées et épuisantes. « explique-t-elle.
L’émancipation est un combat et Natalia Doco a sorti la hache de guerre.
Hacha, radicalité, féminisme et émancipation…
La cause des femmes et la spiritualité ont toujours été des thèmes centraux dans l’oeuvre de Natalia Doco. En ce sens, Hacha ne déroge pas à la règle, à la différence près que couper le fil de ces dynamiques toxiques ne peut s’envisager sans une certaine radicalité.
Tout commence pourtant sous des cieux apaisés. Introspective à souhait, Intracha s’élance comme une ballade onirique en bord de mer, mais déjà, le grondement sourd d’une tempête pointe à l’horizon. Des brisures rythmiques saturées et des voix vocodées surgissent alors sans crier gare, se font de plus en plus pressantes jusqu’à imprimer à ce morceau une tension de tous les instants.
Un titre d’ouverture puissant, servi par une production au cordeau et un chant profondément incarné.
TM débarque ensuite sous la forme d’un reggaeton déterminé à en découdre. Là encore, la production impressionne, racée, nerveuse, audacieuse tandis que de son côté, Natalia Doco distille un flow incisif qui n’a rien à envier à celui de ses grandes soeurs, Ana Tijoux, La Dame Blanche et Sara Hebe en tête.
Après un Juira Bicha taillé pour le dancefloor vient l’imparable Cha Cha Trap, un titre qui pousse dans ses derniers retranchements le curseur de la créativité. Mêlant avec maestria arpèges de tres cubain, bruissements électro, basses 808 telluriques et vocalises habitées, Cha Cha Trap est un shoot de dopamine pour toutes les oreilles en mal de sensations. Stupéfiant !
Au fil des quatorze titres qui composent Hacha, bien d’autres sommets vous attendent à commencer par deux collaborations très réussies, la première aux côtés de Shaga pour un reggae solaire et cuivré, gorgé de bonnes vibrations, la seconde avec l’iconoclaste rappeur Johan Constantino pour un road trip sauvage entre batida lisboète et rebetiko hellénique.
D’autres coups de coeur ?
Il y en a tant, mais une mention spéciale revient à Gatica Blanca, une magnifique ballade aux arrangements de cordes flamboyants ainsi qu’à Portal, qui conclue magistralement l’album par une poignante mise à nue portée par une simple voix, un vocoder et quelques notes de piano éthérées.
» J’ai changé « nous y dit-elle…Oui, assurément et Hacha est sans conteste la meilleure version d’elle-même.
Un quatrième opus dantesque dont nous pouvons dire dès ce mois avril qu’il figurera au sommet de notre liste des meilleurs albums de l’année ! Ecoutez ou achetez dès à présent Hacha sur toutes les plateformes musicales.
Natalia Doco à La Maroquinerie

Rendez-vous le vendredi 12 mai pour découvrir ce tout nouvel album de Natalia Doco sur la scène de La Maroquinerie.
Au programme, une orgie de latin beats débridés, dansants à souhait, mais aussi des moments de pure émotion !
Un concert à ne pas manquer tant Natalia Doco se montre aussi convaincante sur scène qu’elle ne l’est en studio !
Réservez dès à présent vos places sur le site de La Maroquinerie et notez qu’elle sera aussi en concert à Toulouse, Vannes, Gujan-Mestras et Marseille !
Crédits photo principale : Natalia Doco © Davide Carson
FICHE ALBUM

- Titre : Hacha
- Artiste : Natalia Doco
- Date de sortie : le 27 mars 2026
- Label : Casa del Árbol






