Il arrive parfois, dans le flot incessant de musiques portées par les algorithmes, qu’une voix se distingue et vous emporte irrésistiblement. Tel est le cas de la guitariste et chanteuse espagnole Amaia Miranda qui, loin du tumulte et de la vacuité de son époque, trace paisiblement sa route en essaimant sur son chemin des joyaux folk d’une beauté et d’une sincérité désarmante…
Amaia Miranda, une artiste encore trop peu connue…
Avec trois albums studio au compteur, Amaia Miranda bénéficie déjà d’une belle reconnaissance dans son pays natal, l’Espagne, mais aussi outre-Atlantique où la NPR Radio a inclus son second opus, Mientras vivas brilla, dans sa liste des 50 meilleurs albums de l’année 2024.
À contrario, en France, elle semble complètement passée sous les radars et on ne peut que regretter qu’un distributeur, un tourneur ou un grand média ne se soit encore intéressé à son univers musical si singulier.
Tomber par hasard sur la musique d’Amaia Miranda, c’est une sensation rare et enivrante, celle d’avoir mis la main sur un trésor caché dans les limbes des algorithmes, à une profondeur telle que le talent d’une artiste ne saurait se juger à l’aune de son nombre de followers ou de son audience.
On pense alors à ces joyaux de l’Histoire de la musique qui n’ont connu les grâces du public que des décennies après avoir été gravés, la magie du In my own town (1972) de Karen Dalton ou plus encore celle du Colour Green (2006) de Sibylle Baier…
Plus près de nous, les joyaux folk éthérés d’Amaia Miranda ne manqueront pas de vous rappeler la profondeur des habaneras intimistes du 11 de novembre (2011) de Sílvia Pérez Cruz, la sincérité désarmante du Carrie & Lowell (2015) de Sufjan Stevens ou le spleen céleste du Out of season (2001) de Beth Gibbons.
Nous vous laissons en compagnie de Cada vez que te veo lo entiendo (2025), son magnifique 3ème album sorti en fin d’année dernière, puisse-t-il rencontrer chez nous un succès qui ne soit pas que d’estime…
Crédits photo principale : Amaia Miranda © Allau Management





